Edito du Président - Archives (juin 2016)

L'EDITO du Président

Jean michel coulet president 101570 ans de Kinésithérapie

Le 13 avril 1946 l’Assemblée Nationale votait à l’unanimité le projet de Loi que lui présentait le député de la Manche, monsieur GUILBERT pharmacien de son état. 

Le 30 avril 1946 la Loi instituant la nouvelle profession de Masseur Kinésithérapeute, était promulguée.

Rendez-vous est pris pour fêter cet évènement, en Normandie le 26 novembre 2016 avec notre journée d’études : « Avancées scientifiques…& Pratiques de demain.. »

70 ans après, le monde de la santé est en pleine mutation, les nouvelles technologies bousculent notre pratique, les contraintes économiques pèsent de plus en plus au point de faire oublier parfois que l’acte médical est avant tout une relation humaine entre un thérapeute et un patient !

La Kinésithérapie n’échappe pas à ces évolutions et de nombreux combats attendent notre profession pour satisfaire son ambition : Devenir une profession médicale à compétences définies.  

Un long chemin de parcouru, mais encore une si longue route pour devenir une profession autonome !

Si la réforme de notre formation initiale a instauré un cursus de 4 années en I.F.M.K. après une année de sélection universitaire soit en PACES – STAPS ou BIOLOGIE, il faudra pourtant encore batailler pour que :

  • Ce cursus soit reconnu d’emblée à 300 ECTS comme dans nos pays européens voisins.
  • Nous passions d’un enseignement basé sur l’expérience à un enseignement où le raisonnement scientifique prédomine (Evidence Based Practice) en nous habituant à une lecture critique des publications.

Réjouissons-nous tout de même, car cette réforme est importante pour notre région normande. La régionalisation du recrutement par le biais de la filière universitaire nous aidera probablement à réguler notre démographie régionale.

D’autre part, notre champ de compétences s’est élargi de façon indiscutable mais les masseurs Bien Etre, les Sage-Femmes, les A.P.A. ont envahi notre champ d’exercice : les éducateurs A.P.A. sont bien implantés dans les centres, il suffit de lire les mémoires de fin d’année des étudiants en kinésithérapie pour prendre conscience des tâches qu’on leur confie : iso cinétisme, réentraînement à l’effort, tapis…Or il s’agit là de patients qui présentent des déficits qu’il faut analyser pour adapter le programme, mesurer les progrès, et informer le médecin…                                                                              

N’est-ce pas là le rôle des B.D.K. dont les kinésithérapeutes rechignent tant à s’emparer ! Alors attention DANGER !

D’autres obstacles se dressent sur notre route :

Les futures négociations conventionnelles entre la C.N.A.M. & les Masseurs Kinésithérapeutes prévues pour octobre 2016, auront pour thème incontournable : la régulation de la démographie de notre profession !

Au moment où le droit européen s’impose peu à peu et où la France se doit de transposer les directives européennes, nous nous devons d’aborder cette négociation en tenant compte des nombreuses Autorisations d’Exercice accordées, du solde positif de 3000 nouveaux confrères chaque année et de l’article 216 de la Loi de modernisation de la santé qui permettra à certains professionnels européens d’exercer partiellement sur notre territoire, la partie de nos compétences qu’ils maîtrisent et qu’ils sont habilités à prodiguer dans leur pays d’origine !

Ne délaissons plus des actes qui relèvent de notre compétence, c’est la raison pour laquelle l’URPS-MK-Normandie fera tout pour que des professionnels s’investissent dans la prévention, l’éducation thérapeutique, le Bien Etre…        

Il faudra d’ici peu pouvoir vivre aussi en dehors de la convention qui nous lie aux organismes de Sécurité Sociale…

Nous avons besoin de vous tous pour répondre d’une seule et même voix aux défis qui attendent notre profession et  faire de l’URPS-MK, un outil efficace au service du Masseur Kinésithérapeute Normand…

Futur Physiothérapeute ? L’alliance du manuel et des techniques de pointe… ?                                                                                                                 

Le futur ingénieur de la santé physique ou le simple exécutant ?

La réponse est dans notre engagement…

 

Jean-Michel COULET,

Président de l'URPS MK Normandie